Le 16 Juin 2016, la Droite forte organisait, au siège des Républicains, son 1er Forum et Débats autour des questions de terrorisme et de radicalisation.

Cette réunion, prévue de longue date, s’est tenue dans une contexte particulier, trois jours seulement après le meurtre de deux fonctionnaires de police par un terroriste islamiste à Magnanville.

 

Geoffroy Boulard, 1er Maire-adjoint de la mairie du 17ème arrondissement, secrétaire départemental des Républicains et délégué de la Droite forte à Paris a tout d’abord présenté les propositions de la Droite forte en matière de terrorisme.

 

Son Président, Guillaume Peltier, a en effet proposé un programme d’action en 5 points :

1. engager une réforme radicale de notre justice. Il faut appliquer fermement et intégralement le livre IV du Code pénal. Cela permettra dans l’immédiat de mettre à l’écart de la société ceux qui présentent un risque. A cela s’ajoute la construction de milliers de places de prison en urgence dont nous manquons et la suppression de toute réduction ou remise de peine pour tous ceux qui sont condamnés pour un délit ou un crime en lien avec le terrorisme.

2. placer en centre de rétention administrative tous les fichés S sur lesquels les soupçons sont étayés et pour lesquelles nous avons des indices précis.

3. éradiquer totalement l’Etat islamique grâce à une intervention militaire internationale rassemblant une grande coalition avec la Russie et les pays arabes.

4. organiser en urgence un grand sommet européen sur la question centrale des frontières, des flux migratoires et du soutien matériel, technique et financier aux services de renseignement. C’est un enjeu essentiel que l’on ne peut plus mettre de côté.

5. mettre à l’honneur, enfin, tous les Français qui aiment la France, notamment les Français musulmans. Il appartient à ces citoyens de se lever pour exprimer leur rejet de l’islamisme et du terrorisme. Il appartient aux pouvoirs publics de mettre en avant ceux qui réussissent et revendiquent fièrement leur appartenance à notre Nation.

Ces propositions sont une réponse concrète et pragmatique à la situation de guerre à laquelle nous sommes confrontés et viennent s’ajouter à celles que Guillaume Peltier avait avancées dans le cadre du programme du calendrier des Cent jours de l’alternance.

La Droite forte avait par ailleurs, le plaisir et l’honneur d’accueillir deux grands experts de ces questions :

Guillaume Denoix de Saint-Marc de l’association française des victimes du terrorisme et Me Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris, Président du Cercle de réflexion sur la sécurité intérieure et auteur de Le sursaut ou le chaos.

 

 

 

Thibault de Montbrial a commencé à s’exprimer sur la menace terroriste en France et dans le monde et a insisté sur un point, la nécessité de préparer nos esprits et notre société au fait que si nous ne sommes peut-être pas en guerre au sens classique du mot, nous ne sommes certainement plus en paix.

Il a ainsi souligné que le terrorisme est un moyen mais qu’il faut comprendre que nous avons un ennemi qui est l’islamisme radicale sunnite en conquête. Les messages de communication très bien travaillés de la part de Daesh trouve un écho dans notre pays auprès de jeunes, car ils leur apportent un rêve. La lutte contre l’Etat islamique sera longue.

Il a enfin formulé quelques propositions précises, en plus de celles qu’il défend depuis plusieurs années :

  • faire prendre conscience aux esprits que nous avons basculé dans un nouveau monde qui requiert courage, préparation et résilience ;
  • faciliter la riposte armée notamment grâce à un port d’armes facilité pour ceux qui y sont habilités ;
  • créer une réserve citoyenne (anciens militaires, policiers, nouveaux volontaires, …) avec port d’armes. Face aux critiques mettant en avant le supposé contre-exemple américain avec ces fusillades et son port d’armes légalisé, Thibault de Montbrial a indiqué que les fusillades se déroulent toujours dans des zones où le port d’arme est prohibé.
  • déléguer certaines procédures aux parquets locaux (pour les retours de Syrie)



Guillaume Denoix de Saint-Marc est ensuite intervenu en tant que fondateur et délégué général de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT). M. de Saint-Marc a perdu son père dans l’attentat contre le DC10 d’UTA en 1989 et consacre depuis sa vie à la défense des victimes. L’AFVT repose sur deux piliers :

  • L’aide et l’accompagnement des victimes
  • Le développement de programmes de déradicalisation dans lesquels interviennent des victimes pour créer une brèche dans leur endoctrinement ou leur aveuglement.

L’association suit environ 2 000 victimes (les plus anciennes victimes suivies sont celles victimes de l’OAS et du FLN) notamment à travers deux grands programmes, les projets « papillons » pour les mineurs et « phénix » pour les adultes. Il a ainsi pu détailler comment son association agit au quotidien pour permettre aux victimes de se reconstruire et apprendre un jour à essayer de revivre normalement.

Un échange très constructif a ensuite eu lieu avec la salle à travers des questions/réponses précises.

A la fin de la soirée, Guillaume Denoix de Saint-Marc a invité chacun des participants à se procurer un petit livre intitulé : « Comment vivre avec la menace terroriste ? ».