Guillaume Peltier : « 2017 sera la grande année du retour du peuple et du patriotisme »

INTERVIEW – Soutien de Nicolas Sarkozy, le président de la Droite forte dit aspirer au « retour de la France ».

LE FIGARO. – Serez-vous jeudi à Châteaurenard pour le premier meeting de campagne de Nicolas Sarkozy ?
Guillaume PELTIER. -Oui, car j’ai décidé de soutenir Nicolas Sarkozy. Je ferai tout, en tant que président de la Droite forte, pour qu’il soit élu président de la République en 2017. Les peuples ont besoin d’hommes d’État et les États ont besoin d’hommes du peuple. Nicolas Sarkozy détient à la fois l’expérience de l’homme d’État et le courage de l’homme du peuple. Je refuse la chute et le déclin de notre pays. J’aspire au retour de la France. Face aux élites bien-pensantes, 2017 sera la grande année du retour du peuple et du patriotisme contre le sentiment de dépossession, qu’il soit identitaire ou économique.

« L’amour de la France et le respect de ce que nous sommes ne seront plus négociables. » Guillaume Peltier

Gérald Darmanin estime pouvoir influencer Nicolas Sarkozy sur l’islam ou l’intégration. Vos approches sont-elles conciliables sur ces questions ?
Au-delà des mots, nous sommes tous d’accord pour mener et gagner la guerre contre le terrorisme islamiste. Face à ces périls, intérieur et extérieur, nous rétablirons le rayonnement international de la France en renouant des liens forts avec la Russie et les pays arables pour éradiquer l’État islamique ; nous refonderons l’Europe autour de frontières protectrices ; et sur le sol national, nous serons impitoyables avec tous ceux qui ont des connexions avec le terrorisme. L’amour de la France et le respect de ce que nous sommes ne seront plus négociables. Tout comme la restauration de l’école de la République.

Jean-François Copé estime que si la gauche a échoué depuis 2012, la droite n’a pas mieux réussi auparavant…
Tout n’a pas été réussi entre 2007 et 2012. Mais Nicolas Sarkozy a été le président qui a conduit le plus de réformes courageuses : la défiscalisation des heures supplémentaires, l’interdiction de la burqa, la réforme des universités, le service minimum dans les transports publics, la réforme des retraites… En 2017, il faudra aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort, beaucoup plus loin. J’y mettrai toute mon énergie et nous aurons besoin d’un parti très solide autour de Laurent Wauquiez.

Éric Woerth et Luc Chatel se trompent-ils quand ils estiment que la présidence du parti sera collégiale ?
Non, car nous aurons besoin de tout le monde. Mais je suis heureux que Laurent Wauquiez devienne le patron des Républicains. En tant que porte-parole, je continuerai, à ses côtés, à faire des Républicains le grand parti de la droite des convictions et des valeurs. Nous serons le grand parti du peuple, du patriotisme, des travailleurs, de l’autorité et du mérite.

Pourquoi ne pas soutenir Geoffroy Didier, cofondateur de la Droite forte ?

J’ai créé avec lui la Droite forte le 7 mai 2012. Nous souhaitions, dès cette époque, préparer et réussir le retour de Nicolas Sarkozy. Je respecte son choix, mais la Droite forte, que je préside, et nos 85.000 sympathisants veulent réussir l’alternance en 2017 et mettre fin au quinquennat socialiste de l’amateurisme et de l’incompétence. Il nous faut donc un chef qui porte une vision. Un chef qui donne tout pour la France.