Guillaume Peltier a, lors du point-presse hebdomadaire des Républicains, « dénoncé avec force » les incidents que se sont déroulés dans la maison d’arrêt d’Osny . Des détenus radicalisés ont agressé et blessé deux surveillants.

« Le parquet anti-terroriste a été saisi car tout laisse à croire que cette mutinerie à vocation terroriste était organisée par plusieurs détenus dans un centre de déradicalisation », s’inquiète Guillaume Peltier.

« Tout semble mener à une volonté d’appliquer l’une des demandes par vidéo de l’Etat Islamique d’assassiner sur le territoire national des représentants de l’administration pénitentiaire comme c’est le cas, hélas, pour d’autres représentants de l’Etat et pour des citoyens », observe encore Guillaume Peltier s’appuyant sur les mises en scène retrouvées sur place.

« La puissance publique est devenue l’impuissance publique, le pouvoir n’a plus le pouvoir. Où sont passés MM. Cazeneuve et Urvoas sur une question aussi importante », questionne Guillaume Peltier étonné que ces prisonniers, aux frais des contribuables français, puissent bénéficier de cours d’escrime et de massages prodigués par des masseurs-kinésithérapeutes. « On voit bien le décalage incroyable, le fossé, l’océan qui est en train de s’agrandir entre l’attente de nos concitoyens sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat et une politique nationale et gouvernementale fondée sur le laxisme, la capitulation, l’aveuglement », réagit Guillaume Peltier qui demande « au nom des Républicains et du président Laurent Wauquiez, des comptes au Gouvernement pour comprendre précisément ce qui s’est passé dans cette prison. »

« Il est temps, estime Guillaume Peltier, que l’autorité de l’Etat et du gouvernement soit rétablie avec la fermeté la plus impitoyable. La seule politique possible pour lutter contre le terrorisme, plutôt que de nos épuiser avec des écrans de fumée judicaire ou de fausses promesses, c’est désormais de reconnaître que la maison France brûle, que les prisons brûlent, que les prisons sont devenues des lieux où le radicalisme progresse et prospère. Nous attendons des actes et des décisions fortes. Nous ne voulons plus d’un ministre de l’Intérieur ou de la Justice qui viennent commenter, bavarder, analyser ces phénomènes qui exaspèrent nos compatriotes. Nous attendons des actes forts de la part du Gouvernement de la France. »