Le président de la Droite forte et porte-parole des Républicains explique pourquoi il soutient le député de Paris.

portrait GPLE FIGARO. – La Droite forte, soutien de Nicolas Sarkozy, se retrouve-t-elle dans le choix final de la primaire ?

Guillaume PELTIER. – Nicolas Sarkozy était le candidat de la Droite forte. Nous nous sommes engagés à ses côtés : nous aurions, bien sûr, voulu qu’il l’emporte. Mais si c’est la défaite de notre candidat, je vois aussi dans les 44 % obtenus par François Fillon la victoire de notre ligne politique, celle d’une droite courageuse, fière et authentique.

J’ai vu Nicolas Sarkozy hier avec quelques élus proches qui l’ont soutenu. Dans la continuité de son émouvant discours de dimanche soir, empreint de solennité, d’élégance et de passion pour la France, il a renouvelé, devant nous, son soutien à François Fillon et à l’unité de notre famille politique. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Nicolas Sarkozy a beaucoup apporté à la droite et à la France : je n’oublierai pas son courage face aux impostures idéologiques de la gauche et sa solidité de chef d’Etat face aux crises auxquelles la France fut confrontée.

En quoi vous retrouvez-vous dans la candidature de François Fillon ?

Il est naturel que la Droite forte et ses 100.000 sympathisants soutiennent le candidat de l’alternance forte. François Fillon affirme et incarne une ligne politique courageuse dans laquelle je me retrouve. Il dresse un constat lucide sur l’état désastreux de la France que nous laissent les socialistes et propose, pour en sortir, un programme de redressement sérieux, crédible et ambitieux.

GP FFCe projet subit de violentes attaques. Au diapason des 215 parlementaires (qui ont signé une tribune dans Le Figaro déplorant les critiques d’Alain Juppé à l’encontre de François Fillon, ndlr), j’appelle à un débat franc mais respectueux de tous. Reprendre à son compte les arguments les plus caricaturaux de la gauche me paraît être une stratégie dangereuse et une faute. Car le devoir nous incombera, dès dimanche soir, de nous rassembler pour tourner la page du quinquennat de l’impuissance. Notre adversaire commun, c’est la gauche, sa politique et ses idées. Je compte sur François Fillon comme candidat de la droite et du centre et sur Laurent Wauquiez comme chef de notre parti pour assurer le rassemblement.

L’ensemble de la Droite forte est-elle sur vos positions ? Geoffroy Didier soutient, lui, Alain Juppé.

Je n’oublie pas que nous avons fondé la Droite forte ensemble. Il a choisi lui-même de s’en éloigner en ambitionnant d’autres choix que ceux qui font l’ADN de notre mouvement : être l’aiguillon d’une droite fière de ses valeurs et courageuse dans ses convictions. Cette ligne, que portait Nicolas Sarkozy, s’incarne aujourd’hui et demain avec François Fillon et la majorité que nous devrons constituer autour de lui.

Quel est l’avenir aujourd’hui de la Droite forte ?

La Droite forte continuera de porter des idées fortes, celles d’une droite qui s’assume. Je souhaite que nous assumions les valeurs du mérite, de l’effort et du patriotisme. La Droite forte est la droite des travailleurs, des entrepreneurs, de la France oubliée des périphéries et des campagnes. C’est auprès de François Fillon que nous porterons fièrement ces valeurs d’une droite de convictions et populaire.

 

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Marion Mourgue

Journaliste politique au @Figaro

@MarionMourgue

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