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Le jeune conseiller régional, chef de file de l’opposition de la droite et du centre, s’indigne des attaques contre le vainqueur de la primaire qui a revendiqué, dans le même élan, une foi gaulliste et chrétienne.

gp

II s’agit sans aucun doute de la petite phrase la plus commentée depuis une semaine. Sur le plateau de TF1, le 3 janvier, François Fillon faisait cette confidence qui n’avait rien de spontané : « Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien ». Une déclaration mêlant parcours politique et foi personnelle qui était destinée à faire taire celles et ceux qui s’inquiètent – et s’indignent – des éventuelles velléités de réformes du système de santé que le vainqueur de la primaire et du centre mettrait en ouvre en cas de victoire à la présidentielle. En marge de ses vœux à la presse et aux parlementaires, le mardi 10 janvier, François Fillon a assumé cette petite phrase manifestement préparée en amont. « J’avais envie de le dire », a-t-il ainsi expliqué en petit comité. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy en a également profité pour railler la leçon de laïcité que lui avait adressée le patron du MoDem : « Bayrou ne manque pas d’air, il est ridicule. Il a dit la même chose vingt-cinq fois, il suffit d’aller sur les réseaux sociaux pour retrouver les séquences. »

Pour Guillaume Peltier, « 2017 est une chance historique de mettre un terme au relativisme culturel, à la tyrannie de la repentance »

Dans un communiqué de presse adressé ce mercredi 11 janvier à la rédaction, Guillaume Peltier, chef de file de l’opposition de la droite et du centre à la Région, vole au secours de François Fillon et fustige, dans le même élan indigné, ses adversaires de gauche.

« La laïcité est aujourd’hui utilisée par ceux qui veulent nier les racines chrétiennes de la France », Guillaume Peltier

Dans un style qu’il sait adopter, entre alarmisme et hyperbole. « On voit se succéder sur tous les plateaux et sur toutes les ondes, les attaques les plus caricaturales, les plus mensongères ou les plus grossières. La laïcité est une chance pour notre pays, si elle permet à chacun de croire ou de ne pas croire, en toute liberté. Mais elle est aujourd’hui utilisée par ceux qui veulent nier les racines chrétiennes de la France, par ceux qui refusent la liberté de conscience ou par ceux qui sont prêts à renoncer à notre identité et notre culture par opportunisme ou par idéologie », écrit ainsi Guillaume Peltier qui, une fois son constat posé, attaque bille en tête Vincent Peillon. « Ainsi, Vincent Peillon, candidat à la primaire du PS, s’est déclaré « indigné » par les propos de François Fillon mais a indiqué au même moment n’avoir aucun problème avec le voile à l’université ou a osé comparer le sort des musulmans aujourd’hui au sort des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et en disant que ça n’avait rien d’une provocation ! (…) 2017 est une chance historique de mettre un terme au relativisme culturel, à la tyrannie de la repentance, à la diabolisation des idées de droite et à l’absence de réformes crédibles et pragmatiques dont notre pays a besoin », poursuit le jeune conseiller régional.

Pour l’ancien Premier ministre, le débat sur la laïcité se pose vraisemblablement de manière différente, moins frontale en tous les cas, et répond à une inquiétude face à « la montée de l’intégrisme musulman » davantage qu’à un besoin clairement identifié de lutter contre les atteintes à la laïcité. « Si on durait les règles de la laïcité pour répondre à ce phénomène, on va pénaliser les autres religions », a-t-il ainsi affirmé. Toujours est-il que celui qui a été plébiscité lors de la primaire de la droite en novembre dernier ne regrette manifestement pas d’avoir immiscer ses convictions religieuses dans le débat public.

Article publié sur le site Apostrophe 45