Le 12 avril 2017, la Droite forte organisait, au siège des Républicains, un troisième grand Forum et Débat autour de la question centrale de la place des syndicats dans notre pays.

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NP Pour le 3ème Forum et Débat nous recevions Nicolas Perruchot, Député Maire honoraire de Bois, 1er vice-président du Conseil départemental de Loir-et-Cher et surtout auteur du rapport interdit sur le financement des syndicats de salariés et des organisations patronales.

Après un mot d’accueil de Benjamin Mallo, adjoint à la mairie du 17ème arrondissement de Paris et co-animateur de la Droite forte à Paris, Nicolas Perruchot a présenté le contexte dans lequel son rapport sur le financement des syndicats avait été élaboré : des syndicats de salariés comme patronaux peu représentatifs, un scandale sans précédent, celui de l’IUMM, aucune comptabilité obligatoire jusque-là pour ces organisations, des patrimoines immobiliers très importants constitués en majorité grâce au financement public…

Il estime que le dialogue social était utile jusque dans les années 1970 mais que le premier choc pétrolier va être un tournant. En plus de 40 ans, le taux de syndicalisation va être divisé par deux et dans le même temps, l’Etat va augmenter le financement des syndicats.

Il dresse alors un tableau édifiant de la situation actuelle du paritarisme français : la France se situe au 3ème rang des pays européens les moins syndiqués, avec un taux de syndicalisation qui avoisine les 8 % ; les pays ayants un fort taux étant des pays nordiques, où se déploient un syndicalisme de service qui gère des organismes tels que l’équivalent de Pôle Emploi ou de certaines complémentaires santé par exemple. Les taux de syndicalisation les plus forts en France avoisinent les 20 % et se situent dans la fonction publique ou dans le secteur des transports. Le paritarisme français se révèle être finalement un agrégat de corporations.

NP2Le rapport

Nicolas Perruchot débute ses travaux en 2011 et fait face à l’hostilité des syndicats. Les travaux sont encadrés par une commission d’enquête, composée d’une trentaine de membres, obtenu au bout de 5 années d’efforts et de persévérance. Elle est créée le 6 juin 2011. C’est le début, il faut l’avouer, des pressions et des problèmes qui interfèrent dans le travail de Nicolas Perruchot. Néanmoins, le rapport technique est réalisé et la cinquantaine d’auditions fera l’objet d’un compte-rendu qui va déranger. La conclusion est sans ambiguïté : il y a une trop forte dépendance financière des syndicats professionnels vis-à-vis de l’Etat et ceci ne va pas dans le sens d’un syndicalisme indépendant et non-politisé. Un syndicalisme qui vit de subventions mais pas de ses cotisations n’a aucun compte à rendre et peut, ainsi, faire pression sur les pouvoirs publics. Malgré l’enterrement de ce rapport, sur les 29 propositions de Nicolas Perruchot, 7 feront l’objet de lois.

Situation actuelle

Le coût du paritarisme à la française est de 4 milliards d’euros par an. Le montant cumulé annuel des cotisations représente une somme de 100 à 150 millions d’euros quand ce montant avoisine les 1,3 milliards d’euros en Allemagne par exemple. On recense environ 14 000 fonctionnaires mis à la disposition des syndicats par l’Etat.

Certaines actions prioritaires pourraient être mises en œuvre rapidement ne serait-ce que pour diminuer significativement le coût actuel. Mais on assiste en fait à un certain immobilisme de l’Etat qui estime ainsi acheter la paix sociale mais ne permet pas aux syndicats professionnels de prendre leur indépendance ou du moins de s’y préparer en vue d’une meilleure efficacité de notre système paritaire.

Avant un jeu de questions-réponses avec la salle, Geoffroy Boulard, référent de la Droite forte à Paris et 1er maire-adjoint dans le 17ème arrondissement de Paris a conclu la soirée en rappelant les propositions de la Droite forte.

GB BMLa Droite forte souhaite une réforme profonde du paritarisme en assurant un renforcement de la transparence et des obligations des organisations syndicales. Dans la lignée des propositions faites par Nicolas Perruchot aux candidats à la primaire de la droite et du centre, nous vous invitons à retrouver nos 130 propositions pour l’alternance et la France.